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Posted by on 3 Mar 2011 in News, Séjour Alberte Cabay

La présence salésienne à Haïti

La présence salésienne à Haïti

Mon séjour de janvier à Haïti s’est révélé intéressant à différents points de vue.

Dans mon article précédent, je faisais référence à l’évolution observée dans les zones sinistrées et aujourd’hui, je voudrais vous faire part d’une de mes « découvertes » au cours de ce voyage : la présence salésienne à Haïti.

Depuis 1860, la religion catholique est la religion officielle d’Haïti mais elle connaît la concurrence de multiples églises protestantes et, bien sûr, doit « composer » avec le vaudou.

Qu’à cela ne tienne, la présence salésienne, tant les Pères salésiens, frères de Don Bosco que les religieuses de cette même congrégation est de première importance dans tout le pays.

J’ai pu lors de mon séjour en janvier 2011 visiter quelques centres scolaires salésiens et rencontrer plusieurs Pères et religieuses. Le constat est à chaque fois le même, à savoir une réelle volonté d’instruire et d’éduquer les enfants, les adolescents et les jeunes adultes selon la pédagogie de Don Bosco.

Leurs écoles sont nombreuses, structurées et pour bon nombre d’entre elles, très bien équipées. En dehors des formations en école primaire pour les plus jeunes, les salésiens ont ouvert des sections à caractère « professionnalisant ». Ils permettent ainsi aux jeunes gens et jeunes filles d’apprendre un métier leur permettant d’entrer directement dans la vie active.

A Haïti aujourd’hui, et à fortiori dans les zones sinistrées, il y a un urgent besoin d’hommes « de métier » : entrepreneurs, maçons, menuisiers, plombiers, électriciens sont les bienvenus. Mais dans tout le pays, il est urgent d’avoir des infirmier(e)s, des agronomes, des couturières, des mécaniciens …etc.

C’est de toutes ces formations professionnelles, que m’ont parlé les responsables de centres scolaires où j’ai eu l’occasion de me rendre. A chaque fois, j’ai pu observer la réelle volonté de fournir aux apprenants un outil de travail correct (classes, matériel scolaire, espace d’apprentissage).

A ce propos, heureusement que les salésiens ont hérité, par le passé, de grands espaces, car pour la formation des agronomes et l’implantation de potagers et/ou de pépinières, il faut de la place !!

Dans certains centres, comme celui de la DEBETEC de Fort Liberté (dont je vous parlerai plus longuement prochainement ), ce sont les professeurs qui font parfois défaut. Cela rend difficile, alors, la formation des jeunes.

Partout, j’ai rencontré l’enthousiasme et beaucoup d’empathie des religieux à l’égard des étudiants qu’ils sont visiblement fiers de former.

Qu’il me soit permis de remercier ici, les Pères Jacques – Charles, Orlando, Ducange, Sonel Mytillien, Jean-Paul, Jacques-Antoine pour m’avoir accueillie et/ou informée à propos de l’action des salésiens en Haïti.

Merci aux professeurs de l’école de Fond parisien qui m’ont permis de visiter leur école et m’ont montré le terrain de la future implantation de l’orphelinat cher au coeur d’Angelika.

Merci à Soeur Myrlène, qui m’a permis de voir à Thorland, la cuisine itinérante, venue du Mexique et installée dans le jardin des soeurs depuis le séisme de 2010 : 18 dames haïtiennes y sont employées pour fournir 4.300 repas par jours aux enfants des écoles salésiennes mais aussi des écoles avoisinantes . Cette cuisine est équipée, heureusement, de cuisinières au gaz ce qui présente différents avantages : une préparation plus rapide des repas, mais aussi l’apprentissage à l’utilisation d’un nouveau type de carburant. La grande majorité des femmes haïtiennes cuisinent au charbon de bois avec comme conséquence, une déforestation visible et catastrophe écologique en vue : de cela aussi nous devrons impérativement parler .

Un merci tout particulier au Père Morachel qui m’a généreusement invitée à la Fête de Don Bosco le dimanche 30 janvier et a ensuite souhaiter nous revoir , mes compagnons de voyage et moi même , le dimanche 6 février pour un petit déjeuner très convivial .

Père Mario et Père Morachel ont été durant une année, extrêmement sollicités par le fait de la présence de +/- 13.000 réfugiés dans les jardins du centre. Pour tous leurs amis de Belgique, je peux dire que je leur ai trouvé bien meilleure mine qu’au mois d’août et je les ai vu, aussi , beaucoup plus sereins !